Oxbow remonte la vague


Du Ladakh, aux îles Lofoten, Oxbow répond à l’appel du voyage pour sa collection automne-hiver 2014/15. Côté business, la marque revient sur le haut de la vague. Mais au prix d’une restructuration drastique menée par son nouvel actionnaire Calida.

«Nous voulons faire d’Oxbow une marque de prêt-à-porter chic issue du sport», indique Bruno Delaporte, directeur général d’Oxbow. Cela se traduit par une nouvelle collection automne-hiver sur le thème du voyage. Cap vers le Grand Nord et ses îles Lofoten, entre montagne et océan, pour une ligne d’inspiration norvégienne, ou bien direction le Népal pour une ligne colorée d’inspiration himalayenne.

Bruno Delaporte, DG d'Oxbow

Bruno Delaporte, DG d’Oxbow

Rachetée par le groupe Lafuma en 2005, l’entreprise bordelaise est désormais pilotée par le groupe helvétique Calida. Au terme d’un plan de restructuration, Oxbow s’est séparé de 83 personnes et table sur un chiffre d’affaires resserré de 31 M€ pour l’année 2014 avec un retour à l’équilibre (vs 37 M€ en 2013 pour 8 M€ de pertes). «Le retournement est fait. Nous affichons une rentabilité de +1%», précise Bruno Delaporte. La marque a également tranché dans la collection, qui est passée de 600 à 280 produits. «L’année 2014 est celle de la réorganisation, 2015 sera celle de la consolidation et 2016 l’année du redéveloppement», lance le directeur général. La marque compte s’appuyer sur son réseau de magasins multimarques, qui représente 20 M€ de chiffre d’affaires. «Nous avons 800 comptes clients en France et 150 à l’international. Nous réalisons aujourd’hui 6 M€ à l’export», indique Bruno Delaporte, qui entend parallèlement renforcer le réseau de boutiques monomarques, au nombre de 24. «Nous avons arrêté la franchise et fermé 7 magasins, pour nous concentrer sur des boutiques en propre, au nombre de 18 actuellement, voire en commission-affiliation, au nombre de 6. Nous prévoyons d’ouvrir à nouveau des magasins à partir de 2016, au rythme de 3 par an, dans les centres villes sur 80 m2, avec pour objectif d’avoir à terme un réseau de 50 boutiques à l’enseigne». Tandis que la vente en ligne pèse aujourd’hui 1,5 M€, «en croissance», souligne le DG. Une stratégie qui n’est pas sans rappeler celle mise en œuvre par le groupe Calida pour redresser la marque de lingerie Aubade.