L’industrie nautique tangue mais ne sombre pas


La filière nautique française, industrie et services réunis, rassemble 5.090 entreprises et 40.326 salariés, qui réalisent un chiffre d’affaires global de 4,42 milliards d’euros sur l’exercice 2012/2013 (sept.-août). La France demeure le premier producteur mondial de bateaux à voile ainsi que de pneumatiques et le 4° pays constructeur de bateaux à moteur, indique le Fédération des industries nautique (F.I.N) dans un communiqué. Le nautisme enregistre 9 millions de pratiquants occasionnels et 4 millions de plaisanciers réguliers, pour 512.370 bateaux de plaisance en activité. 

Loïck Peyron sur Gitana 80/Vendée Globe ©Jacques Vapillon DPPI

Loïck Peyron sur Gitana 80/Vendée Globe ©Jacques Vapillon DPPI

«Plus que jamais tournée vers l’export, qui concerne 72% de sa production, l’industrie nautique française fait preuve de résistance en 2012/2013 (sept-août), tant en termes de chiffre d’affaires que d’emplois, malgré la crise financière mondiale qui a violemment impacté le secteur depuis 2008. Le durcissement de la crise en Europe continue d’impacter négativement la production française dont le chiffre d’affaires a reculé de 5% en 2012/2013, s’établissant à 740,3 millions d’euros (contre 779,2 millions d’euros l’année précédente). La production de voiliers, fer de lance de l’industrie tricolore, s’établit à 422,6 millions d’euros de chiffre d’affaires (-5%) dont 75% sont réalisés à l’export. Contribuent à ces performances, le segment du monocoque habitable, sur lequel la France est leader mondial, avec un chiffre d’affaires de 252,1 millions d’euros (-11%) et le segment du multicoque habitable, sur lequel la France est également leader mondial, avec un chiffre d’affaires de 163,4 millions d’euros (+3%). La production de bateaux à moteur représente un chiffre d’affaires de 298,5 millions d’euros (-4%). L’année nautique est marquée par le renforcement de la présence française à l’international avec des ventes export qui ont représenté 68% du chiffre d’affaires et un grand export qui atteint 126,7 millions d’euros (+22%). Les ventes réalisées sur les marchés européens et français sont en baisse, avec, respectivement, des chiffres d’affaires de 75,5 millions d’euros (-11%) et 96,3 millions d’euros (-21%)».

Le domaine de la glisse connaît de fortes mutations depuis ces dernières années. Windsurf, kitesurf, stand-up paddle ; les pratiquants adaptent aujourd’hui de plus en plus leur support en fonction des conditions météo rencontrées. Les grands rassemblements de windsurf attirent toujours énormément de pratiquants, mais la baisse du marché se confirme en 2012/2013 avec une diminution des ventes de flotteurs de 13% (6.779 unités). Concernant les ventes de voiles, elles sont en baisse de 10% (12.613 unités vendues). Par comparaison, en 2006 les ventes s’établissaient à 15.120 planches et 23.601 voiles.

Kitefoil ©Alpinefoil

Kitefoil ©Alpinefoil

Pour sa part, le kitesurf reste en progression. La fréquentation des écoles et le nombre de pratiquants sont en hausse constante. La saison 2012/2013 enregistre une progression des ventes d’ailes de 4% (16.157 unités) et le nombre de flotteurs vendus reste stable (8.780 unités).

Enfin, si la FIN a noté une progression à deux chiffres des ventes de planches et de pagaies de stand-up paddle, le faible retour des données collectées ne lui permet pas, à ce jour, de donner une photographie fiable du nombre d’unités. ndv

Photo vignette : Aurélien Ducroz, îles Lofoten, Norvège ©D.Ferrer